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vendredi 23 novembre 2012

Les signes du stress...

Je vous prépare (et commence ) un petit dossier sur le stress et comment le gérer.  Je vais donc publier dans les jours prochains plusieurs articles sur le sujet (j'ai pensé que ce serait plus agréable qu'un long article).




La première partie dont je vais parler ici sont les signes du stress et les causes du stress.
Dans des articles prochains, je vous parlerais des effets du stress (sur la santé, le comportement et notre perception, sur notre poids...).
Puis je finirais avec un article sur comment gérer son stress.

Savez-vous que le mot "stress" nous vient de la physique? Et oui, le stress (qui est un mot anglais) décrit la capacité d'un système à résister à des tensions qu'on lui fait subir.  Ca n'est qu'en 1950 qu'un médecin a commencé à l'utiliser pour l'être humain :  "le stress est la réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite".

Assez large comme définition non?

Souvent on se rejoint pour décrire le stress sur différents signes (plus ou moins présents selon les personnes) :
- des tensions musculaires, en particulier au niveau du dos et du cou
- de l'agitation, une certaine nervosité ou encore un besoin d'agir.
- habitudes nerveuses (comme de se ronger les ongles).
- hypersensibilité au bruits, aux odeurs, an contact, irritabilité, anxiété...
- sueurs plus abondantes...

D'un point de vue plus physiologique, on observe :

- une accélération du rythme cardiaque
- une augmentation de la pression artérielle
- une respiration plus rapide
- une libération d'hormones : ACTH, cortisol, adrénaline...
- le flux sanguin va aller plus vers les bras et les jambes (pour favoriser le combat et la course)

Ces réactions sont mises en place dans le corps pour faire face à des situations de danger, d'urgence ou des situations nouvelles (qui demandent toute notre attention puisque par définition on ne sait pas ce qui va se passer). Ces réactions physiologiques vont augmenter notre niveau d'énergie et notre capacité à agir.

Jusque-là rien de très problématique. C'est une réaction qui peut s'avérer très efficace (quand on doit fuir, agir vite...). Le problème est plutôt que l'on réagit de cette manière un peu trop souvent (parfois alors qu'il n'y pas de situation de danger ou d'urgence), quand on rajoute des tensions supplémentaires et qu'on n'arrive plus à se relâcher.
On parle depuis récemment du  burn out (quand on est stressé jusqu'au point d'épuisement et l'on finit par craquer)


Le stress est ainsi composé de réaction à la peur. J'ai déjà parlé de ce sujet dans cet article
On se tend trop, on n'arrive plus à se relâcher. On peut en arriver même à créer de l'angoisse qui constitue une façon de bloquer la peur au niveau du diaphragme. 


Chacun va devenir stresser selon des critères qui lui sont propres et personnels.
Certains font la distinction entre des causes externes (au travail, par des obligations sociales...) et des causes internes (obligations imposées à soi-même).  Mais pour moi, je trouve que les deux vont ensemble : on va être sensible à la pression au travail parce qu'on veut tout faire parfaitement ou on a peur d'être critiqué, ou on n'a appris qu'il faut travailler pour réussir, que c'est ce qu'il faut faire, etc...Certains sont sensibles aux pressions sociales mais d'autres moins...D'ailleurs, on voit que ces critères sont variables selon la culture dans laquelle on vit (on a pas les mêmes exigences en Inde qu'en France).
Ces critères qui vont nous stresser peuvent être aussi liés à notre passé. Par exemple des situations où nous n'avons pas été en confiance, ou bien on a eu une mauvaise expérience, des conflits et on en a tiré des conclusions (qu'il faut mieux se taire, subir...).
Le stress est très présent dans nos sociétés, on l'est tous plus ou moins (pression sociale, croyances, règles à tenir...).

Plus j'écris cet article, plus pour moi la définition du stress est très large car chacun va le vivre de manière personnelle (même si on y trouve des points communs que j'ai essayé de décrire ici). D'ailleurs, ce terme n'est apparu qu'en 1950, c'est donc un concept récent qui correspond à notre désir de l'expliciter.

Dans le prochain article, je vais vous parler des effets sur notre santé du stress...A suivre ici et là...

Et si vous voulez apprendre à gérer votre stress, contacter moi pas mail : kateblogmg (a) gmail.com


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jeudi 8 novembre 2012

Notre relation au corps...

Je voulais publier un interview de Thierry Janssen que je trouve intéressant sur notre rapport à notre corps. Et rajouter quelques commentaires que voici : 

- Je suis assez en accord avec l'analyse de Thierry Janssen sur notre rapport à notre corps et ses besoins. C'est difficile de sentir nos besoins et savoir quoi faire de nos émotions (faim, sommeil, colère, peur...) et on s'impose plutôt des règles (qui en plus de varier selon les modes), selon des croyances sur comment on devrait être, ce qui est bien, correct, idéal...

- Par rapport au stress permanent, c'est vrai que quand on relâche d'un coup, il a beaucoup de peur libérée (on n'est plus habitué à sentir la peur). Cela arrive souvent que la personne lutte pour ne pas la sentir et se contracte encore plus (notamment au niveau du diaphragme, centre de la peur dans le corps), entraînant une angoisse, parfois même la nausée...Mais si on se relâche complètement, il a beaucoup d'énergie qui circule et la personne peut sentir que laisser circuler la peur (c'est à dire ne pas se contracter, essayer de ne pas la sentir en se parlant dans la tête...), c'est une énergie très puissante et plutôt agréable. Cela m'arrive assez souvent lors de séances avec des clients, surtout les premières fois. Au bout d'un moment, il voit que sentir la peur n'est pas dangereux en soi mais une source d'énergie qui peut leur être utile pour réaliser ce qu'ils veulent.

- Quand on est coupé de son corps, on est aussi coupé de la nature en général. On peut alors effectivement détruire son environnement, on en subit les conséquences mais on fait en sorte de ne pas le voir ou le sentir. Et aussi d'accord avec le fait qu'on est responsable. Sinon c'est la faute des autres et il ne se passe rien...Je trouve par ailleurs que d'être responsable est une force, cela nous offre la possibilité de changer les choses. Si on n'est pas responsable, on est des victimes (ça ne veut pas dire qu'on contrôle l'attitude des autres, ça ne dépend pas de nous mais la façon dont on réagit oui).

- Je suis assez d'accord avec cette idée de notre rapport paternaliste avec la médecine (qui rejoint la remarque précédente). On va chez le médecin en lui confiant notre corps comme on confierait notre voiture au garagiste...sauf qu'on n'est pas des machines à réparer. Le médecin ne sait pas tout, il n'est pas tout puissant. Or, on y va souvent avec cette attitude de vouloir une pilule pour guérir et solutionner nos problèmes, une sorte de pilule miracle. Les médicaments ne peuvent pas tout, même si dans bien des cas ils peuvent sauver des vie, ils ne sont pas la solution miracle notamment à des problèmes chroniques (qui sont chroniques justement parce que l'on répète une attitude qui nous endommage et que c'est un signe qu'il faut changer quelque chose) comme les maux de dos, les migraines, les problèmes de sommeil...

- Je partage aussi le constat qu'il faut apprendre aux enfants (et aux adultes) à connaître leur corps et leurs limites. C'est ce que j'essaie d'apprendre aux personnes et ce que j'ai appris à travers la Méthode Grinberg : à retrouver le lien avec le corps, à arrêter de tenir des efforts et des croyances qui nous limitent, à accepter de sentir et aussi à utiliser les émotions comme une force qui nous guide dans la vie, développer des qualités comme le courage, la détermination...

- Je suis aussi d'accord avec ne pas donner des recettes et des conseils. Comme vous l'avez remarqué, ce n'est pas vraiment ce que je fais au travers de mes articles. J'essaie de susciter la réflexion et vous faire partager une partie de ce que j'ai appris. Je pense en effet que donner des solutions pour tous enlève quelque chose à votre capacité à trouver vos propres solutions (d'autant plus qu'une chose peut être bonne solution pour une personne mais pas pour une autre...). C'est à chacun de trouver ce qu'il veut faire dans sa vie, c'est lui laisser sa responsabilité, son pouvoir d'agir dans sa vie. C'est sûr c'est plus exigeant et cela fait plus peur (car il n'y a pas de recettes à appliquer), mais comme je l'ai déjà dit, la peur c'est chouette! (si vous n'êtes pas convaincu, regarder cette petite vidéo que j'ai posté il y a déjà longtemps mais que j'adore toujours, cliquez ).

Enfin, je vous laisse lire cette article. N'hésitez pas à réagir! 


Voici le lien ici même si je reproduis l'article plus bas. 

Thierry Janssen : changer notre approche de la santé


© Pascal Greboval
Saupoudrer quelques bonnes pratiques type yoga, méditation ou alimentation biologique sur notre vie quotidienne ne suffit pas à transformer en profondeur la relation au corps. Dans ce domaine, changer de paradigme à l’échelle individuelle nécessite d’accepter de nouvelles priorités. Cette évolution s’apparente davantage à un chemin spirituel qu’à l’application de recettes. Thierry Janssen en sait quelque chose lui qui, dans les années 1990, a bouleversé sa vie en tournant le dos à une brillante carrière de chirurgien pour se vouer aux médecines complémentaires et alternatives. Devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des malades atteints de pathologies somatiques, il nous livre son analyse et nous donne quelques clés pour trouver soi-même sa propre « solution intérieure[1] ».
Kaizen : Les problèmes d’hygiène de vie (alimentation, rythmes de vie, sommeil, tabac…) ont désormais une importance considérable dans les maladies graves et chroniques type maladies cardiovasculaires, cancers, dépressions etc. Nous sommes donc en grande partie responsables de notre état de santé. Malgré cela, rares sont les individus à accepter d’adopter concrètement un mode de vie plus sain. Pourquoi ?
Thierry Janssen : Beaucoup d’entre nous compensent le stress, la fatigue ou la maladie par la consommation : nourriture grasse et sucrée, médicaments injustifiés, télévision ou ordinateur… Ils refusent de prendre le risque de changer pour un mode de vie plus adapté à leurs besoins fondamentaux incluant un rythme de vie apaisé, un sommeil suffisant, une alimentation saine ou encore du sport. Nombreux sont ceux qui vivent donc très loin de leur propre nature, loin d’eux mêmes. En réalité, ils sont paralysés par leur besoin d’être dans la modernité et leur besoin de confort matériel. Ils sont prisonniers d’un cercle vicieux mais la volonté d’en sortir n’est pas suffisamment forte. Le frein au changement n’est pas seulement psychologique. Avec le temps il devient même physiologique : nous avons dans le cerveau une petite structure appelée l’amygdale (différente de celle située dans la gorge) qui gère les émotions sensées nous alarmer telles que la peur par exemple. Or l’amygdale des individus soumis à des rythmes effrénés – notamment dans le cadre professionnel – se désactive : ils n’ont plus les signaux d’alarme. Leur état de stress leur paraît normal. Si vous leur proposez de lâcher prise en pratiquant par exemple la méditation ou en faisant de la sophrologie, alors ils sont pris d’angoisse : l’amygdale considère cette situation de repos comme contre nature et génère des signaux d’alarme.
Kaizen : Quels sont les facteurs qui conduisent l’individu à ce déni de soi-même ?
Thierry Janssen : La raison majeure est que notre culture moderne et occidentale a placé l’être humain au-dessus de la nature. Il est censé vivre en dehors d’elle et la maîtriser. Dans cette illusion de toute puissance nous avons du mal à accepter les frustrations imposées par l’ordre naturel des choses. Parmi elles il y a l’inconfort et la mort que nous tentons d’oublier par tous les moyens. Dès que le maintien de la bonne santé implique de subir un inconfort momentané (accepter de réduire le rythme de travail, refuser tel ou tel aliment etc…), nous ne comptons que sur des moyens extérieurs à nous mêmes : des biens de consommation. Un tranquillisant, un verre, une friandise ou une heure de télévision pour oublier. Or pour continuer à être fabriqués et consommés, ces produits nous imposent un mode de vie qui va à l’encontre des besoins essentiels pour une bonne santé. Ce mode de vie est polluant et finalement pathogène. Nous le constatons sans prendre pour autant la mesure de notre implication individuelle dans ce processus : nous croyons que nous sommes totalement les victimes d’un destin et de circonstances extérieures et que nous n’avons pas de responsabilité (par définition, nous ne sommes pas habilités à répondre). Les contraintes professionnelles, familiales ou autres servent de prétextes. Or nous sommes en réalité le plus souvent responsables.
Kaizen : Le système de santé participe-t-il à cette déresponsabilisation des individus ?
Thierry Janssen : Oui, tout particulièrement en France. Quels que soient nos habitudes et notre hygiène de vie, la sécurité sociale nous prend en charge. L’Etat est responsable de notre bonne santé : la déclaration des droits de l’homme dit en effet que l’Etat doit faire le bonheur de l’individu. Dans ce contexte pourquoi changer nos mauvaises habitudes ? L’absence d’incitation dans ce sens et la logique d’assistanat de la sécurité sociale française va contre l’esprit même des médecines complémentaires et alternatives. Nous sommes dans un rapport paternaliste à l’autorité extérieure qui se traduit d’ailleurs souvent par une relation biaisée entre le patient et son généraliste. Cela revient à faire du malade une victime et cela engendre une tentation de toujours aller consommer des recettes à l’extérieur de soi. Ce n’est pas par hasard que les Français sont les plus grands consommateurs de médicaments.
Thierry Janssen : Si l’on veut un vrai changement de paradigme dans ce domaine, chacun doit prendre conscience qu’il fait pleinement partie de la nature dont il n’est finalement qu’une émanation parmi d’autres, au même titre que les fleurs, les arbres ou les animaux. L’homme doit accepter qu’il est soumis au cycle des saisons  (nous sommes plus fragiles en hiver qu’en été par exemple) qu’il ne peut pas supporter un stress excessif, qu’il doit suffisamment dormir etc… En somme, il doit avoir l’humilité de reconnaître ses limites, d’écouter sa nature profonde et d’abandonner son statut de dominant. Nous devrions acquérir ces connaissances dès l’école, car elles sont essentielles. Les enfants devraient apprendre à connaître leur corps. Il ne s’agit pas de savoir que le foie est à droite et l’estomac à gauche, mais de sentir quand on est fatigué ou tendu, de prendre conscience de ce qu’il y a de plus naturel en nous : ce qui nous rappelle les lois de la vie. Les enfants doivent savoir que nous ne sommes pas seulement subdivisés en différents organes, mais que nous sommes un ensemble et que, par exemple, notre état émotionnel entre en compte pour expliquer nos maux physiques. Un individu plus conscient de lui même retrouve un certain bon sens dans la gestion de sa santé et de son équilibre.
Kaizen : Comment les citoyens peuvent-ils s’émanciper de cette conception et du système qui l’encourage, pour avoir une approche plus responsable de la santé ?
Kaizen: Outre cette sensibilisation des plus jeunes, quelles sont les étapes à franchir dans notre vie quotidienne pour nous libérer de nos addictions et être en meilleure santé ?
Thierry Janssen : Si nous devons faire des pas vers le changement, il faut faire de vrais pas, ou plutôt LE pas de côté. La plupart des journaux qui traitent cette question sont trop doux avec leurs lecteurs. Ces derniers veulent seulement se donner l’illusion qu’ils changent en saupoudrant un peu de méditation, de yoga et d’alimentation bio sur une vie qui, d’un point de vue plus général, ne change pas. Les médias les confortent dans cette illusion. Cessons d’être complaisants avec nous-mêmes : nous sommes des petits tricheurs ! Jadis j’étais heurté par des maîtres spirituels intransigeants et aujourd’hui je les comprends. Certes, la vie est faite de compromis, mais nous assistons aujourd’hui à des compromis invraisemblables dont l’un des exemples frappants est la compensation carbone que l’on paye avant de prendre l’avion pour soulager sa conscience sans changer son comportement. La première chose pour faire un vrai pas vers une meilleure approche de la santé, c’est de ne pas être dupes de nos compromis. Il faut avoir une certaine intransigeance avec soi-même et – sans être dans la culpabilité – se rappeler que nous avons une responsabilité.

© Fanny Dion
Kaizen : Oui mais ce changement doit aussi se traduire par des actes, au quotidien. Comment reprendre la main sur notre santé et traduire cette réflexion en pratique ?
Thierry Janssen : Prendre du temps, pour respirer et « se sentir » doit être une priorité. Une chose très facile à faire consiste à marcher une demi heure par jour. Attention, il ne s’agit pas de se promener en discutant boulot avec un collègue de travail, ni même d’écouter de la musique ou de passer des coups de fils. Je parle d’une marche silencieuse où l’on fait attention à tout ce qui se passe autour de soi. Et je crois qu’il faut s’astreindre à marcher tous les jours, avec une certaine discipline. Dans le même registre, je recommande souvent de tenir un journal intime – ce que je fais moi-même. Cet exercice permet de s’accorder un moment calme pour revenir sur sa journée et savoir ce que l’on a fait de bon ou de mauvais. Il permet de mieux se connaître, ce qui est le cœur même d’une vraie démarche.
Kaizen : Avez-vous d’autres conseils de ce type à nous donner ?
Thierry Janssen : Non je n’irais pas plus loin dans le registre de ces « petites recettes » trop souvent utilisées comme des gadgets destinés à masquer notre inertie. En donner trop laisse croire qu’elles suffisent. Voyez par exemple les consommateurs qui critiquent l’allopathie : souvent ils se précipitent pour acheter des alicaments et autres compléments alimentaires qu’ils consommeront avec la même intention que celle qui les amenait autrefois à acheter des médicaments. Certains vont dans les magasins bio mais consomment avec la même frénésie et pour les mêmes raisons qu’auparavant. La recette n’est pas une fin en soi, c’est la façon de l’utiliser, l’intention qu’on va y mettre et le but recherché qui importent. On ne peut pas conseiller telle pratique par rapport à telle autre : l’essentiel est la philosophie qui conduit nos actes.
Kaizen : Dans cette perspective, le recours à une spiritualité vous semble important ?
Thierry Janssen : Oui, la spiritualité est essentielle, qu’elle soit religieuse ou laïque. Elle est pour moi la compréhension de l’esprit des choses, du souffle qui traverse  toutes les dimensions du vivant pour l’animer. En somme, il s’agit de mieux connaître la nature profonde de l’être humain. Cela favorise le respect d’une écologie intérieure, propre à chacun de nous, engageant notre responsabilité individuelle, et d’une écologie extérieure, en lien avec notre environnement, nécessitant d’assumer une responsabilité à l’échelon collectif.
propos recueillis par Lionel Astruc

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jeudi 14 juin 2012

Comment ça peut être simple la vie!?!





Voilà, c'était juste pour partager ça avec vous parce que des fois on oublie que c'est possible...


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vendredi 2 décembre 2011

Atelier "chevaucher la peur"

Un atelier sur le thème de la peur est organisé sur Paris! C'est pas si souvent alors profitez-en!
Il est animé par une entraîneur de la Méthode Grinberg, Martin Landert qui vient de Suisse.

Profitez-en pour relire l'article sur la peur et sur l'angoisse.

Il y a plein d'exercices pratiques pour vous apprendre à gérer la peur et l'utiliser au service de vos objectifs!
Il est ouvert à tous alors n'hésitez pas à vous inscrire! Toutes les infos sont dans le flyer ci-dessous.



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mardi 15 novembre 2011

Venez danser avec la peur!

Dans notre culture, on fait tout pour éviter la peur. On prend des assurances, on construit des murs autour de nous, on se regroupe dans des villes, on croit tout ce qu’on nous raconte (ou l’inverse), on prend des drogues, on a plein de routines, la sécurité est une obsession, on vit en couple parce que ça nous rassure… 

Mais pourquoi ?

Qui a dit que la peur c'était mal???
La peur est pourtant une énergie fondamentale qui nous permet de survivre. Elle nous rend plus attentifs à ce qui se passe autour de nous. Elle nous rend plus performants pour penser, fuir ou attaquer. Par exemple, on va se découvrir une force incroyable dans une situation où il y avait un danger : on va être très rapide, on perçoit des détails, on court bien plus vite qu’on ne croyait être capable...

Bon, c’est vrai qu’il est assez rare aujourd’hui d’être dans des situations où il y ait un grand danger et où l’on ait très peur. Mais il y a pas mal de situations dans notre vie quotidienne où l’on ressent de la peur mais on fait quelque chose pour ne pas la sentir. Comme de créer des routines (j’ai écrit un article en octobre sur ce sujet), on est angoissé, on est paralysé par la peur, on développe des dépendances, des tics, on s’isole, on prétend qu’on n’a pas peur, on joue un rôle…

Pour donner un exemple plus concret, quelqu’un qui a très peur d’être trahi (peut-être a-t-il été trahit d’ailleurs dans sa vie). Dès qu’il se retrouve dans une situation où quelqu’un veut se rapprocher de lui, cette personne va prendre des distances en devenant froide, elle ne va pas regarder la personne dans les yeux, elle va être occupé avec chercher à savoir si la personne en face est digne de confiance…L’autre personne ressent cette distance. Et l’on passe peut-être à côté d’une rencontre…

Ou encore, une personne qui a très peur d’être jugé par les autres et qui se retrouve dans un groupe, elle va être très occupé avec l’image qu’elle donne d’elle-même, à chercher des signes chez les autres s’il la juge et comment. La personne ne va pas du tout être naturelle, spontanée…

Il y a plein d’exemples comme ceux-là.

Si vous pensez à vous-même, certainement il y a des situations qui vous font peur et dans lesquelles vous n’êtes pas comme vous voudrez ou pas à l’aise. Cette attitude qui bloque la peur, vous la connaissez depuis longtemps, vous pensez même qu’elle fait partie de vous-même.

Cette attitude est très liée à votre histoire. Si vous avez eu très peur à un moment de notre vie et que vous ne l’avez pas expérimentée dans le corps, celle-ci reste bloquée dans notre corps. C’est de la « vieille » peur en quelque sorte. On peut aussi parler de « mémoire » du corps.

Alors quoi faire ?

Vous pouvez apprendre à ne pas bloquer cette peur dans votre corps avec la Méthode Grinberg. Vous pouvez apprendre à identifier, sentir comment vous évitez la peur en bloquant votre corps. Vous pourrez ensuite apprendre à ne plus la bloquer, expérimenter les vieilles peurs que vous avez bloquées à certain moment de votre vie.

La peur ne sera plus quelque chose qui vous empêchera d’aller vers ce que vous voulez faire ou d’être vous-même. Mais plutôt une source d’énergie et d’excitation qui vous rendra plus performant et plus fort et vous permettra de réaliser vos rêves.


Ainsi, comme M Ramesh en parle si bien, venez apprendre à danser avec la peur !







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jeudi 3 novembre 2011

Bonjour l'angoisse!


Beaucoup d'entre nous avons expérimenté l'angoisse au moins une fois dans sa vie, certains sont même des angoissés chroniques. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas une expérience très agréable...

C'est une sensation très physique : on contracte beaucoup la zone du diaphragme, la poitrine peut devenir plus dure, serrée, on a presque l'impression d'étouffer.
Ca s'accompagne d'un sentiment de panique, on cherche ce que l'on peut faire pour que ça s'arrête au plus vite.  Et on cherche plutôt dans notre tête que dans notre corps...on est très occupé avec ce que l'on doit faire,  on essaie de penser à autre chose, on se demande  qu'est-ce qui ne va pas,  si on ne devient pas fou...
On a souvent cette sensation d'être complètement coupé de son corps et du sol. D'ailleurs, on perd beaucoup de sa confiance en soi, en la vie dans ces moments là.

On parle aussi d'anxiété quand la sensation est plus légère, moins aigue.

Alors pourquoi on est angoissé?

En fait, l'angoisse est quelque chose que l'on fait dans le corps quand on a peur.  D'ailleurs, pour les gens angoissés, ils confondent souvent les 2 : peur veut dire angoisse.
Mais en fait, c'est bien différent, l'angoisse est une réaction à la peur et non la peur elle-même. L'angoisse est le résultat de ce qu'on crée dans le corps (bloquer sa respiration, contracter le diaphragme...) pour ne pas sentir cette peur.

Alors ne vaut-il pas mieux sentir la peur ? 

Quand on comprend ça, oui, il vaut mieux sentir la  peur que de s'angoisser. Mais souvent les personnes angoissées ne savent pas comment elle crée cette sensation dans le corps et ne la contrôle pas.
Et c'est ce qu'elles peuvent apprendre avec la Méthode Grinberg, à reconnaître cette sensation, comprendre comment elle la créé et contrôler ce qu'elles font. Ainsi, elles peuvent arriver à arrêter cette sensation d'angoisse vraiment désagréable. Elles auront plus peur, mais qui a dit que la peur était quelque chose de désagréable? Elle est en fait bien utile...et c'est un sujet que je vous réserve pour mon prochain billet!


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lundi 24 octobre 2011

A bas les routines ?!?

On est tous plein de routines non ? Tous les matins, on fait les choses dans le même ordre, on mange et boit toujours la même chose au petit-déjeuner, on se lave, se brosse les dents toujours de la même manière…
Le soir, on se jette sur l'ordinateur ou la télé.

Si vous remarquez bien, c’est souvent le matin et le soir qu’on a le plus de routine dans nos vies.

Mais pourquoi on est comme ça ?

En fait, la routine, c’est une chose que l’on fait sans y prêter attention. C’est automatique, on n’a pas besoin d’être vraiment là puisqu'on sait, souvent on peut penser à  d’autre chose.

En fait, ça nous rassure. On a moins peur quand on fait les choses d’une façon que l’on connaît et que l’on répète.

Mais la conséquence est qu’on est moins là, que l’on ne perçoit plus ce qui se passe autour de nous. Ça vous est jamais arrivé de conduire de manière tellement automatique que vous ne vous souvenez plus de ce qui s’est passé pendant un temps…

Si on ne s’arrête pas, on crée de plus en plus de routines dans notre vie. Vous pouvez d’ailleurs voir comme les personnes âgées ont beaucoup de routines, ils font la même chose tous les jours, aux mêmes heures. À tel point que si on les perturbe trop, elles peuvent en mourir…

Ça enlève du « piment » à la vie, tout se ressemble, on s’ennuie…

Bien sûr  certaines routines sont très utiles, comme de savoir conduire ou de ne pas être obligé de lire la notice d’utilisation de la machine à café tous les matins…ouf!

Certaines routines ont l’air « bonnes », comme de manger que du pain au levain, s’habiller en coton bio…En fait, une routine n’est ni bonne ni mauvaise mais, par contre elles peuvent être dommageables. Comme toutes celles qu’on peut aussi qualifier de dépendance (fumer, manger quand on est triste et qu’on n’a pas faim…) ou bien de dormir toujours dans la même position ou encore d’être toujours en retard et de se sentir coupable ensuite…



En somme, une routine prend une grande part de notre attention et peut entraîner des dommages physiques et moraux.

Si on réduit une routine, on prête plus attention, on est plus présent, plus vivant, on perçoit plus autour de nous. On a plus de plaisir dans la vie, plus de surprises, de rencontres, on est plus attentif à ce qui se passe autour de nous. Quand on voyage dans un pays étranger, on oublie nos routines (du moins en partie) et souvent il en résulte que nous avons beaucoup plus d'attention, d'énergie. On se souvient de tout ce qui s'est passé, on peut le raconter.

La décision d’arrêter ou de diminuer une routine est une décision personnelle.

Mais attention à ne pas sombrer dans la répression ! Quand on veut arrêter une routine et qu'on arrête du jour au lendemain, cela se transforme en véritable obsession, on se fait violence, on peut être très anxieux, angoissé… Et généralement ça ne marche pas très bien…Il n’y a qu’à regarder le nombre de personnes qui essaient d’arrêter de fumer sans succès (bien sûr il y a la dépendance aux produits dans la cigarette mais cette dépendance cesse en deux semaines seulement).

Alors que faire ?

Si vous souhaitez réduire une routine, vous pouvez déjà commencer à y mettre votre attention. C’est-à-dire à sentir comment vous êtes, ce que vous faites, ce que vous sentez ou voulez éviter de sentir... Vous allez alors peut être vous surprendre à faire différemment. Attention néanmoins à ne pas faire une routine de changer de routine sans arrêt...et oui, pas si simple! Et aussi, arrêter une routine ne veut pas forcément dire de ne plus se brosser les dents ou de se laver par exemple...(s'il vous plaît merci!) mais à la faire en étant plus attentif.

Si vous ne parvenez pas à diminuer ou arrêter une  routine qui vous dérange ou qui vous porte préjudice, vous pouvez faire appel à la Méthode Grinberg. Elle va vous enseigner à augmenter votre niveau d'attention sur ce qui se passe quand vous êtes routinier. Vous allez apprendre à ne plus faire de manière automatique mais au contraire à être plus attentif à ce que vous avez envie de faire vraiment.  Bref, à avoir plus de surprises et de liberté!


 C'est un peu la routine tout ce texte en bleu...


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